Nous avons un coup de cœur pour ce petit resto spécialisé dans les petits-déjeuners, nous y retournons donc pour un pancake à la mangue, un milkshake aux myrtilles et un toast jambon fromage.
Une fois tout englouti, nous prenons la route du
Thai Massage Conservation Club, un salon de massage où tous les employés sont
aveugles. De par leur handicap, ils sont réputés pour mieux sentir les choses…
Nous sommes pile à l’heure pour notre rendez-vous et nous optons tous les deux pour un massage thaï aux huiles.
Nous entrons dans un bâtiment sombre et peu aéré, on se croirait presque dans un hôpital de fortune en temps de guerre avec des lits les uns à côté des autres séparés par des draps en guise de rideaux.
Etant donné que nous sommes venus ensemble, ils nous installent dans la même alcôve et nous demandent de nous déshabiller. Nous sommes pris en charge par deux
masseurs aveugles qui ne lésinent pas sur leur force et ils nous font souvent plus de mal que de bien.
Surtout qu’il est difficile de se détendre avec tous les autres membres qui rigolent et passent leurs coups de fil juste à côté…
Autant le dire, je ne suis pas sûre de recommander cet établissement de massage…
Nous décidons de consacrer notre matinée à notre bien-être, direction donc le coiffeur puis le
fish spa. On trouve beaucoup d’établissements à Chiang Mai proposant la
fish pédicure, cette pratique qui se développe d’ailleurs de plus en plus en France (à un prix exorbitant par contre).
Franchement c’est une expérience à essayer (par contre vérifier avant que le bassin soit assez rempli de
garra rufa). Une fois nos pieds immergés, ils sont en quelques secondes recouverts de poissons qui vont retirer toutes les peaux mortes et rendre nos pieds horriblement doux !
Après cette parenthèse beauté terminée, nous partons de l’autre côté de la ville pour nous promener. Nous découvrirons ainsi un supermarché, le
Rimping, où nous n’avons croisé que des expatriés, où le choix est impressionnant avec notamment un très grand nombre de produits importés (comme la vache qui rit par exemple). Nous tombons en admiration devant le rayon des bâtonnets
Pocky (mikado) : salés, sucré, à la banane, au litchi, aux myrtilles, aux amandes, au bacon…
Nous traversons ensuite le fleuve
Mae Ping et retournons près de l’hôtel Méridien et de la mosquée pour aller manger dans un petit resto musulman…
Après ce bon repas, nous rejoignons le
Chinatown local et le
marché de Talat Warorot.
Exit les stands touristiques, l’activité principale du
Warorot Market est l’alimentation.
Nous zigzaguons entre les étals de poissons séchés dont la forte odeur envahissent nos narines, suivis ensuite du doux parfum des stands de fleurs qui vendent notamment des fleurs de jasmin en gros.
Viennent ensuite les énormes bols remplis de pâtes de curry ou d’aromates puis l’aile réservée aux viandes et aux poissons où les marchands finissent de dénerver des morceaux ou de saigner des anguilles…
Les thaïlandais nous regardent un peu avec curiosité, eux qui viennent faire leurs courses de fruits et légumes tous les jours au Warorot.
Juste un conseil : évitez leurs toilettes !
Nous hélons un taxi pour nous rendre au
zoo de Chiang Mai.
A la caisse, nous sommes un peu perdus par tous les billets différents vendus – finalement nous optons pour une entrée incluant le dôme des pandas.
Le zoo est très étendu, on pourrait même si perdre sans carte !
Nous ne voulons pas prendre le petit train et préférons le visiter à pied même si le parc zoologique enchaînent montées, descentes et parfois d’énormes distances entre les enclos.
Nous commençons par la famille d’hippopotames, l’enclos des animaux nocturnes puis celui de l’un de mes animaux préférés : le
capibara, le plus gros rongeur au monde.
Ce qui est étonnant dans ce zoo, c’est qu’il abrite des animaux mais aussi des magasins (un supermarché 7-eleven côtoie des stands de souvenirs), un stand de tir et une piste de karting…
Singes, flamants roses, pingouins, girafes, autruches, koalas, tigres blancs, ours d’Asie…
Il est également possible d’aller voir l’aquarium (supplément à payer) ou à profiter de l’étendue d’eau qui le borde pour aller faire le hamster dans une bulle…
Nous arrivons devant le bâtiment réservé aux
pandas, l’attraction locale.
Il faut bien sûr payer en plus pour voir
Chuang-Chuang, Lin-Hui et Lin-Ping qui vivent l’écart des autres animaux dans un espace entièrement climatisé où ils sont filmés 24h/24h.
Nous avons de la chance, il n’y a pas trop de monde et nous pouvons aisément observer chaque panda dans son environnement.
Seule question : pourquoi ne vivent-ils pas ensemble ?
Nous quittons le zoo à l’heure de la fermeture et rentrons à l’hôtel ranger nos sacs pour notre départ le lendemain vers le sud de la Thaïlande…
Nous mangeons notre dernier bouillon de nouilles dans la rue avec des boissons achetées au 7-Eleven – d’ailleurs celle au coenzyme Q10 est délicieuse !