Le blog d'Aena - Voyages et blabla

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dimanche 25 mai 2014

Un grand tour à Pondichéry, ancien comptoir français en Inde

J’ai d’ores et déjà écrit un article sur que faire et voir à Pondichéry mais cette ville indienne a plus d'un tour dans sa poche.



Avec ses faux airs de ville française au bout du monde, Pondichéry ne cesse d’étonner les voyageurs qui y décèlent un ancien comptoir français encore très empreint de son passé colonial.
Il n’est donc pas étonnant qu’elle fasse l’objet d’un reportage dans la prochaine émission dédiée aux voyages et à la découverte d’autres cultures, Le Grand Tour, présentée par Patrick de Carolis.



Depuis la fin de notre voyage d’un an en Asie, je ne manque pas une occasion de regarder des documentaires me rappelant les endroits où nous sommes allés, une façon comme une autre de prolonger notre voyage qui nous paraît déjà si loin.

Dès que j'ai appris que Le Grand Tour faisait escale à Pondichéry, c’est sans hésitation que j’ai sauté sur cette opportunité pour aller plus loin que mes traditionnels billets pour vous dévoiler d’autres aspects de Puducherry.

Je vous avais déjà dit que l’on pouvait voir la statue de Gandhi et celle de Nehru au centre-ville de Pondichéry. Mais une autre statue interpelle, celle d’un français ! Mais pas n’importe quel français : Joseph-François Dupleix, gouverneur de la Compagnie Française des Indes, celui à l’origine de la transformation de Pondichéry en vitrine de la puissance française à l’étranger.

C’est donc grâce à cet homme que l’on retrouve encore aujourd’hui une touche de France dans cette ville du sud-est de l’Inde. Le matin, on se régale de croissants chauds à la boulangerie ; au parc on rencontre des franco-pondichériens, qui n’ont pour la plupart jamais posé un pied dans leur second pays d’origine ; et l’on se balade dans la ville blanche aux rues parfaitement quadrillées et aux noms bien franchouillards. D’ailleurs saviez-vous que Pondichéry est la ville la plus française d’Inde ? Les franco-pondichériens représentent en effet 70% de la population « française » au pays du Taj Mahal.

Les habitants ont donc tout naturellement conservé quelques habitudes dont une qui peut paraître surprenante : la pétanque. Sous ce climat et ces latitudes, ce sont quasiment une centaine de joueurs qui s’adonnent à ce jeu à la fraîche et font ainsi le bonheur des curieux de passage. La fédération de pétanque compterait d’ailleurs une trentaine de clubs affiliés rien qu’à Pondichéry.



Autre particularité française, l’héritage artisanal. Pendant l’époque coloniale, les français ont encouragé le développement d’artisans et notamment des tisserands. D’ailleurs à Kanchipuram, à un peu plus de 100 km, on dit que les tisserands sont les descendants directs du sage Markanda, LE maître tisserand des Dieux. Cela expliquerait peut-être comment ils ont permis à la Compagnie Française des Indes de faire fortune grâce à leurs étoffes. De nos jours, certains héritiers de ce savoir-faire créent encore ces tissus pour des maisons de haute-couture.
Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de rencontrer ces gens, que ce soit ces joueurs de pétanque ou ces tisseurs, les émissions de télé sont là pour combler ce manque !



Idem pour l’éléphante Lakshmi ! Elle officie au temple Manakula Vinayagar, surnommé temple de Ganesh. Par malchance, le jour où nous sommes allés au temple, elle n’était pas là. Bon, on ne va pas se plaindre, les éléphants on a vu et pas qu’un peu ! Mais celle-ci était particulière notamment parce que les pondichériens la considèrent comme une déesse hindoue, d’où son nom qu’elle tient de la déesse de la Fortune.

Si vous ne l’avez pas compris, je me rattraperai donc par le biais de l’émission de Patrick de Carolis, « Le grand tour » qui traitera de l’héritage des comptoirs français à travers trois villes : Canton, Saint-Louis du Sénégal et bien sûr Pondichéry.

Rendez-vous donc devant votre petit écran le mercredi 28 mai à 20h45 sur France 3, pour en savoir plus et ainsi faire de la culture un grand voyage !

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jeudi 8 mai 2014

Inde du sud : Cochin et Fort Kochi la coloniale

Après notre mise au vert à Munnar, il est temps pour nous de visiter la dernière ville de notre itinéraire en Inde du Sud : Cochin (également appelé Kochi), une ville portuaire où règne une certaine douceur de vivre.



En plus d’être un ancien comptoir portugais / hollandais, Kochi est également la ville la plus peuplée du Kerala comme nous nous en sommes très vite aperçus…
En effet, en arrivant à Cochin, nous apprenons l’ouverture d’un centre commercial, le Lulu Mall, qui abrite accessoirement un Mc Donald. Pas que nous aimions particulièrement les fast food mais l’Homme en sévère manque de viande de bœuf, se met à rêver d’un steak. Bref, un moment d’égarement où il oublie que même pour le Mc Donald indien, la vache est sacrée ! Nous nous retrouvons donc dans ce mall flambant neuf où il nous aura fallu attendre presque 1h pour accéder à l’entrée du centre à cause des embouteillages. A l’intérieur, il ya foule et à Mc Do, la queue aux caisses se révèle être pire qu’un concert à Bercy quand vous vous retrouvez écrasés contre les barrières…



Après un burger au poulet (bien sûr !), nous tentons de faire un tour des boutiques, en vain. Il y a du monde, beaucoup de monde et les gens viennent parfois de loin, si bien que les escalators sont bloqués par des personnes n’ayant jamais vu et encore moins posé un pied sur un escalier mécanique. Scène un peu que cocasse que de voir ces dames en sari hésitantes devant les escalators, essayant peureusement de monter / descendre via l’escalateur. Bref, notre premier souvenir de Cochin restera un moment mémorable.
Mis à part le Lullu Mall, il y a des choses beaucoup plus intéressantes à visiter à Cochin et plus précisément à Fort Cochin, la partie la plus ancienne de la ville. Mais avant cela, nous prenons un petit-déjeuner typique du Kerala, cuisiné par notre hôte. En effet, les homestay (sorte de chambre d’hôte) sont légion à Cochin. Pour notre part, nous avions opté pour Homested et ne l’avons pas regretté.



Après s’être rempli la panse, nous partons à pied pour voir la basilique de Santa Cruz. Cette église construite en 1505 fût renommée cathédrale Sainte-Croix de Cochin avant de devenir une basilique consacrée par Jean-Paul II en 1984. Nous ne verrons malheureusement pas son intérieur baroque mais nous contenterons de la vue extérieure.



Nous prenons ensuite un tuk-tuk pour rejoindre le quartier juif de Cochin. Pour la première fois depuis que nous sommes en Inde, nous découvrons un quartier touristique avec ses petites rues goudronnées, ses maisons transformées en boutiques d’artisanat et ses restaurants. Un endroit agréable où se balader loin du tumulte que nous avons connu précédemment (notamment le combo vaches + scooters + klaxons). On y trouve bien sûr la communauté juive indienne et leur lieu de culte, la synagogue Paradesi (également appelée synagogue de Mattancherry).



L’attraction principale du Jew Town de Cochin est sans aucun doute le palais Mattancherry que tout le monde appelle le palais hollandais (Dutch Palace). Chose surprenante puisqu’il fût bâti par les colonisateurs portugais, les hollandais ne s’occupèrent que de sa restauration…



Cet ancien palais de raja abrite désormais un musée retraçant l’histoire de la famille royale de Cochin que ce soit par des galeries de portraits, des palanquins, des armes ou des costumes. Le clou reste ses salles aux très belles peintures murales du XVIIème siècle représentant des scènes du Râmâyana et du Mahâbhârata (des épopées mythologiques indiennes constituant les écrits fondamentaux de l’hindouisme, tout comme le furent l’Odyssée et l’Iliade en Grèce Antique). Une salle est également dédiée à l’occupation néerlandaise de Kochi.
Seuls points négatifs de ce musée/palais : il y fait une chaleur écrasante et comme souvent en Inde les objets exposés ne sont pas forcément très bien mis en valeur et les photos sont interdites (pour mieux vendre des cartes postales dans la boutique).



Après un repas bien mérité et une pause au frais, nous reprenons un tuk-tuk pour voir l’église Saint-Francis, connue pour être l’ancienne tombe du navigateur portugais Vasco de Gama. Enterré provisoirement en 1524, la dépouille de Vasco de Gama fût rapatriée au Portugal quatorze ans plus tard.



Notre visite de Cochin se clôturera par une balade le long de la plage, non pas pour s’y baigner mais pour observer les carrelets chinois. Le carrelet est un système de pêche que l’on peut notamment voir en France sur les côtes de Charente-Maritime. Le carrelet que l’on peut observer en Inde est le vestige d’une expédition chinoise, une technique importée par des marchands en 1350. Le principe est simple : on abaisse un filet (généralement carré) dans l’eau puis l’on attend quelques minutes avant de le remonter grâce à un engrenage de poulies, de cordes et de contrepoids.



Les carrelets s’étendent sur la grande majorité de la plage et nous avons tout le loisir de les regarder en action. Moyennant quelques roupies, ces pêcheurs d’un autre genre, vous proposeront de mettre la main à la pâte ou tout simplement d’aller voir de plus près le fonctionnement.



N’oubliez pas d’aller jusqu’au bout où sont stockées et pesées toutes les prises ! Et si vous avez envie de poissons, sachez que les restaurants du bord de mer vous proposent de cuisiner le poisson que vous aurez acheté.



Pour nous, il est temps de quitter le Kerala et la chaleur étouffante de Cochin (prenez une chambre avec air conditionné si vous ne voulez pas mourir de chaud) pour le nord de l’Inde où de nouvelles aventures nous attendent…


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samedi 3 mai 2014

Inde du sud : Que voir et faire à Munnar ?

Après Allepey et ses backwaters, nous prenons de l’altitude direction Munnar. Tout comme Kodaikanal et Ooty, Munnar est une station climatique créée par les colons britanniques qui venaient s’y détendre en profitant de températures plus douces.



Le trajet de 172 km séparant Allepey de Munnar se fait en 5h, avec un passage obligatoire via Cochin, qui sera notre prochaine étape.
Attention car qui dit station d’altitude dit montée style route sinueuse de montagne et nombreux sont les indiens que nous avons vu malades sur le bord de la route. Heureusement pour nous, pas de dégâts à déplorer de ce côté-là. Mais bon, je ne nierai pas que nous étions contents d’être arrivés !
Voilà les sacs sont posés à l’hôtel mais qu’y a-t-il à faire et à voir à Munnar ?

- Contempler les plantations de thé


Munnar et ses alentours sont une région propice à la culture du thé. Jusqu’en 1790, tout n’était que forêt jusqu’à l’arrivée d’un certain J.D. Munro qui voyant de suite le potentiel de ces terres, y plantât le premier théier. Désormais, ce sont plus de 50 plantations qui se partagent cette richesse. Le propriétaire le plus connu étant bien sûr Tata (mais si le constructeur de la voiture la moins chère au monde).


Bref, les plantations de thé sont splendides, avec leurs diverses teintes de vert et leurs douces ondulations (bon ok c’est un de mes paysages préférés mais quand même). Pour aller les visiter si vous n’êtes pas véhiculés, sachez que des jeeps avec chauffeur et des tuk-tuk sont disponibles en centre-ville. Avec un peu de chance, vous pourrez tomber sur des femmes travaillant dans les plantations, toujours avec le sourire malgré leur dur labeur.

- Le musée du thé (ou Tea Museum)
Entrée 75 roupies (avec dégustation de thé masala incluse) – Appareil photo à 20 roupies


En plus des plantations, la ville de Munnar s’est dotée d’un musée du thé, le TATA Tea Museum. Si vous n’avez aucune idée du pourquoi du comment du thé, vous y apprendrez tout de la cueillette au tamisage en passant par l’oxydation et les employés vous expliqueront de vive voix le procédé. On y trouve également d’anciens meubles et de vieilles photographies avec les légendes en anglais. Le clou de la visite est la dégustation du chaï, comme d’habitude délicieux et bien sûr la boutique où vous pourrez acheter toutes sortes de thé, pour la plupart en vrac ou en poudre pour un prix dérisoire.

- Le lac Mattupetty et son barrage (Matupetty Dam)
Possibilité d’y faire un tour en speedboat (500 inr pour 15 minutes)


Honnêtement, certes le lac Mattupetty a du charme mais il n’y a rien de spécial à voir, pas la peine d’y rester plus de 10 minutes. Quelques boutiques, un pont à traverser et c’est à peu près tout. D’autant que les berges sont jonchées de détritus… La seule attraction reste une balade en bateau rapide sur le plan d’eau. Attention, rien que le fait de se rendre à l’embarcadère est payant et il y a souvent la queue.

- Echo Point
Comme son nom l’indique, l’attrait de lieu est le fait qu’il y a de l’écho. Pour résumer, les gens y vont pour crier leurs noms ou celui de leur chère et tendre et d’atteindre le retour en écho.

- Kundalay Lake
Possibilité de faire un tour de cheval pour 100 inr


Un lac sans prétention et pourtant un lieu relativement paisible. Beaucoup viennent y pique-niquer, de petits vendeurs sont d’ailleurs présents. Des tours en bateau sont parfois proposés, tout comme des balades à cheval (attention elles ne durent que 10 minutes grand max – les indiens ont souvent besoin de divertissements immédiats, l’équitation express en fait partie).

- Top Station
Entrée 30 roupies – Appareil photo à 10 roupies


La route qui mène à la Top Station vaut déjà le détour, ondoyante entre les plantations de thé. Une fois en haut, on peut accéder à un très beau panorama (si le brouillard n’est pas de la partie). Certes, l’accès à la vue est payant (vous pouvez facilement éviter de payer pour l’appareil photo) mais le coup d’œil est sympa. Attention tout de même, il faut descendre et monter des escaliers rocheux pour aller jusqu’au bout, si vous n’êtes pas en forme abstenez-vous ! Pour récompenser vos efforts, vous pourrez toujours dévorer des fruits frais, boire de l’eau de coco ou manger des œufs dans une des échoppes à l’entrée du site.

- Camp d’éléphants
A partir de 350 inr pour chaque activité


Non loin de Munnar se trouve un camp d’éléphants. J’y suis juste allé mais ne l’ai pas testé donc je ne pourrais vous donner mon avis. Cependant, je ne suis pas pour ces camps d’éléphants où ils ne font que transporter des touristes à longueur de journée dans la nacelle mise sur leur dos ou aller au bain avec eux. Ce n’est pas tant l’activité qui me gêne (je l’ai fait en Thaïlande et cela restera un souvenir inoubliable) mais plus les conditions de vie de ces éléphants. Bien sûr, tous ces camps ne sont pas logés à la même enseigne, certains traitent leurs animaux avec respect, d’autres non. Impossible donc de vous dire mon avis sur celui de Munnar même si à première vue, je n’y ai vu aucun animal en mauvaise santé, ni de cornacs menaçants…

- Athukkadu waterfalls


Sur la route de Cochin, vous pourrez apercevoir les chutes d’Athukkadu. Nous y étions en saison sèche donc le débit était pauvre mais c’est toujours un endroit sympa pour faire une pause !

- Le bazar de Munnar


En plein centre-ville, non loin de la mosquée (celle qui vous réveillera tous les jours à 5h), se trouve le marché de Munnar. On y trouve majoritairement des fruits et légumes mais l'on y croise surtout les femmes faisant leurs courses, les garçons transportant des plateaux de gobelets de thé à apporter aux vendeurs, des sacs débordants d’épices… un aperçu de la vie quotidienne.

Pour terminer, je vous conseille chaleureusement le restaurant Guru’s qui fait un excellent chicken tandoori (attention épicé !) et de très bons nans. Pour s’y rendre, en partant de l’hôtel East End, prenez la route qui monte sur votre gauche. Passer devant le débit d’alcool, et une fois arrivé en haut de la route, c’est un grand restaurant sur la gauche.



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dimanche 21 juillet 2013

Inde du sud : les backwaters d’Allepey (Alappuzha)


Au Kerala, s’il ne devait y avoir qu’une attraction touristique, ce serait Allepey. En effet, cette ville est le point de départ de l’excursion la plus populaire de l’Inde du sud : les backwaters.




Mais que sont les backwaters ? Il s’agit en fait d’un réseau de lacs et de lagunes s’étendant sur près de 1500 kilomètres, sur presque toute la longueur de la côte du Kerala.
De nombreuses personnes optent pour une croisière incluant une nuit sur l’un des très nombreux houseboats, ces gros bateaux en nattes de bambous, qui renvoient sans nul doute vers une imagerie exotique.



Néanmoins, étant donné le prix, les problèmes de pollution et surtout le nombre incroyable de ces houseboats (sans compter tous ceux actuellement en cours de construction), nous n’avons opté que pour une après-midi de balade sur les backwaters. A défaut d’un bateau à rames / canöe (il n’y en avait aucun disponible), nous partons à bord d’un petit bateau à moteur, heureusement pas trop bruyant.



C’est donc parti pour une parenthèse enchantée à la découverte des populations qui vivent le long des berges des backwaters… On y croise aussi bien des pêcheurs que des jeunes plongeant dans l’eau, des femmes faisant la lessive ou des enfants nous faisant de grands sourires.









De temps à autres, nous croisons des embarcations à moteur chargées de provisions ou de matériaux de construction… Nous nous faufilons dans des canaux plus petits et voyons la vie locale se défilant sous nos yeux émerveillés. Nous profitons de la beauté de ces paysages à la nature luxuriante avant de retourner sur la terre ferme... Bref, touristique mais incontournable !



Infos pratiques : une excursion en bateau à moteur d'une après-midi sur les backwaters coûte 600 rps par personne soit 7,70 euros. Le prix peut bien sûr être négocié et les embarcations à rames sont mois coûteuses. Si vous ne souhaitez pas passer la nuit sur un houseboat, pas besoin de réserver, tous les hôtels vous proposeront leurs services mais vous pouvez également aller directement aux différents embarcadères. Si votre bateau n'est pas couvert, pensez à la crème solaire, ça tape! Et le soir, les moustiques rôdent alors attention...


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samedi 13 juillet 2013

Inde du sud : Kovalam et Varkala, les plages du Kerala


Après un peu plus de deux semaines passées au Tamil Nadu, à visiter quasiment tous les jours des temples, nous nous accordons quelques jours de farniente sur les plages du Kerala. Avant de partir, nous hésitions beaucoup entre Kovalam et Varkala, les avis étant très mitigés sur les différents forums que nous lisions. Finalement, nous avons coupé la poire en deux, les deux villes étant peu distantes (1h30 de route).



De Kanyakumari, nous passons le poste marquant la frontière entre l’état du Tamil Nadu et celui du Kerala. Plus nous avançons, plus le paysage change, nous troquons les campagnes et les rizières pour des palmeraies et des cocotiers, les maisons se font plus luxueuses et les petites villes moins « fouillis ». Par contre, sur les routes principales, la circulation est plus dense et les embouteillages plus courants. Cela nous permettra même d’apercevoir des éléphants transportés dans de gros camions. En effet, au Kerala les propriétaires louent leurs éléphants à des temples, il n’est donc pas rare de voir ces pachydermes transportés d’un point à l’autre en camion.



Arrivés à Kovalam, nous nous faisons (un peu) plaisir et prenons une chambre avec balcon dans un hôtel situé en bord de plage. Il nous suffit juste de descendre un escalier pour nous retrouver les pieds dans le sable. Certes, il s’agit d’une plage touristique mais en ce mois de mars, nous ne croiserons que très peu d’étrangers. Sise sur la côte Malabar, Kovalam possède plusieurs plages, nous avons testé les deux principales à savoir :

- Light House Beach, la plus fréquentée car située devant le pad, un ensemble de petites ruelles où l’on trouve un grand nombre d’hôtels et de guesthouses.



- Eve’s Beach (ou Hawa’s Beach), à quelque mètres de la plage précédente en suivant la promenade du bord de mer . Moins de monde ou en tout cas, beaucoup plus de touristes indiens que d’occidentaux.



Kovalam ne ressemble pas à l’Inde mais plutôt à une station balnéaire classique avec son lot de vendeurs ambulants, ses touristes étrangers peu respectueux (ah les russes, leurs talons hauts, leurs robes courtes et moulantes), ses restaurants de poissons/fruits de mer et ses plages de sable fin, à la différence près que dans l’eau ce sont majoritairement des indiens vêtus de la tête au pied qui viennent se baigner.



Kovalam étant avant tout une ville de pêche, il ne faut pas manquer le matin les pêcheurs remontant ou posant leurs filets. Tout un savoir-faire !



Seul bémol : les restaurants ne sont vraiment pas terribles (merci pour l’intoxication alimentaire), mis à part l’excellent Lonely planet, un restaurant à l’arrière du pad, qui ne propose que de la cuisine végétarienne mais surtout de très bonnes spécialités du Kerala.



Nous continuons notre pause farniente mais cette fois-ci à Varkala.



Nous trouvons une chambre libre (et top) au Keratheeram Beach Resort, à quelques mètres de la falaise. En effet, Varkala se définit par sa falaise :
- Le haut de la falaise où sont regroupés sur un périmètre réduit tous les hôtels, restaurants, centres faussement ayurvédiques etc…



- La plage tout en bas de la falaise, grande, belle et propre. D’ailleurs, contrairement à Kovalam, nous n’avons croisé aucun indien sur la plage de Varkala.



- Et entre les deux, sur le versant de la falaise, une déchetterie à ciel ouvert. De loin, on ne le voit pas particulièrement mais de près, nous pouvons vous dire qu’il y en a des ordures et pas qu’un peu !



Mis à part ce problème de poubelle, Varkala a un second point noir : l’accès à la plage. La plage étant en bas de la falaise, il faut descendre des escaliers raides, sans rambardes, aux marches irrégulières. Bref, pas dérangeant quand on est jeune, mais des personnes ayant le vertige ou un peu âgées, peuvent rencontrer des difficultés pour descendre et remonter.

Alors Kovalam ou Varkala ? Et bien, nous aurions tendance à dire les deux ! Nous avons vécu des expériences différentes sur les deux plages et de toute façon, que ce soit Varkala ou Kovalam, la baignade n’est pas forcément une partie de plaisir. Il y a tellement de courant et de grosses vagues que l’on ne peut ni nager, ni flemmarder dans l’eau…


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